Tags à Nantes : la double peine pour les habitants qui subissent et paient la facture

À Nantes, les tags sauvages défigurent la ville, entraînent des coûts importants pour la collectivité. Ces tags suscitent la colère des habitants. La gestion laxiste de la municipalité est vivement critiquée. Un changement de politique est nécessaire pour lutter efficacement contre ce problème.
Actualité

Depuis quelques années, il n’aura échappé qu’à très peu de monde la navrante prolifération de tags sauvages dans le paysage nantais.

Tags sauvages ou fresques artistiques ?

Si le street-art digne de ce nom est une discipline qui contribue à mettre en valeur l’identité urbaine et à valoriser des lieux (fresque récemment réalisée quartier de la Beaujoire, fresques signées Ador et Semor visibles en bord de Loire, fresque sous le pont à l’entrée de Malakoff etc.), les tags sauvages contribuent à l’instauration d’un climat de déclassement et de décrépitude de la ville de Nantes.

Exemple à Baco

Dans notre ville, le laxisme de la municipalité confère un véritable permis tacite de saccager tout ce qui peut l’être (tour récemment inaugurée quartier gare, promenades sur les ponts, immeubles d’habitations, Guinguette du Belvédère, douves du château des ducs, souterrain Baco, etc.).

Souterrain Baco :

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Aux désagréments visuels pour les habitants et les badauds, s’ajoute le préjudice financier puisque ce fléau coûte cher à la collectivité par conséquent au contribuable ainsi qu’aux sinistrés (professionnels, locataires et propriétaires).

Chez de plus en plus d’habitants et de professionnels, le ras-le-bol est là et se manifeste par une mobilisation naissante, comme lors du lancement de la pétition publiée par le collectif “Prendre Soin De Nantes”.

À mon sens, Johanna Rolland commet une erreur morale, politique et symbolique en refusant par dogmatisme d’assumer la sanction.

De ce fait, elle perpétue une injuste double peine pour ses administrés qui subissent et paient la note qu’elle leur présente. 

D’autres municipalités (parfois du même bord politique que la Maire de Nantes) se sont décidées à changer de paradigme et à engager des poursuites à l’encontre des serials-taggeurs (Paris par exemple).

Exemple à La Pêcherie

La politique de la double peine a hélas de beaux jours devant elle et n’aidera assurément pas à endiguer le tonneau des Danaïdes que constitue ce fléau, voire le gaspillage d’argent public qu’il peut induire avec le sinistre exemple de “La Pêcherie” quai Rhuys.

La Pêcherie :

Pêcherie à Nantes

Il s'agit d'un lieu inaugurée en 2019 dans le cadre d’un programme global de 7,5 millions d’Euros... et déjà dans la liste des “Lieux à Réinventer” en 2025, car abandonné entre-temps. Constat que l’on peut également malheureusement tirer avec le souterrain Baco.

Enfin, il me paraît important de saluer le travail des "petites mains" invisibles qui œuvrent comme elles le peuvent à limiter la casse.