Foulques Chombart de Lauwe : "Je veux redonner aux Nantais les raisons d'être fiers de leur ville"

Dans les couloirs de la fédération Les Républicains de Loire-Atlantique, peu nombreux étaient ceux qui pariaient sur lui.
Pourtant, ce dimanche 31 août 2025, Foulques Chombart de Lauwe a créé la surprise en remportant haut la main la primaire interne de la droite pour les municipales nantaises de 2026.
Avec un score écrasant de 62% des voix face à Julien Bainvel, ce conseiller municipal d'opposition de 45 ans, encore relativement méconnu du grand public il y a quelques mois, vient de bouleverser l'échiquier politique local.
Cette victoire marque un tournant dans l'histoire politique récente de Nantes. Pour la première fois depuis des décennies, la droite semble avoir trouvé un leader capable de fédérer et de porter un projet crédible d'alternance dans une ville dirigée par la gauche depuis 1989.
Car c'est bien de cela qu'il s'agit : mettre fin à plus de trente-cinq ans d'hégémonie socialiste dans la cité des Ducs de Bretagne.
L'homme qui se dresse aujourd'hui face à Johanna Rolland n'est pas un politique de carrière.
Diplômé de Sciences Po Paris, ancien cadre de l'Agence française de développement ayant bourlingué aux quatre coins du monde, puis dirigeant d'entreprise, Foulques Chombart de Lauwe incarne une nouvelle génération d'élus, celle qui a choisi l'engagement local après avoir acquis une expérience du monde et de l'entreprise.
Son parcours atypique, mêlant international et ancrage territorial, action publique et secteur privé, en fait un profil singulier dans le paysage politique nantais.
"Je veux redonner aux Nantais les raisons d'être à nouveau fiers de leur ville"
Martèle-t-il depuis des mois.
Une ambition qui résonne particulièrement dans une métropole qui, malgré ses atouts indéniables, fait face à des défis croissants en matière de sécurité, de logement, de mobilité et d'attractivité économique.
Portrait d'un homme pressé qui entend bien transformer l'essai en 2026.
Une victoire nette et une main tendue
Le résultat de cette primaire organisée les 30 et 31 août 2025 a surpris jusqu'aux plus fins observateurs de la vie politique nantaise.
Julien Bainvel, bénéficiait du soutien affiché des appareils centristes et d'une partie de l'establishment LR local.
Homme d'expérience, rodé aux arcanes administratives et politiques, était donné favori par la plupart des commentateurs. Sa campagne, méthodique et bien huilée, s'appuyait sur un réseau solide d'élus et de militants.
Face à lui, Foulques Chombart de Lauwe faisait figure d'outsider.
Candidat depuis octobre 2023, il avait certes eu le temps de sillonner les quartiers et de rencontrer les militants, mais son profil moins institutionnel pouvait laisser penser qu'il partirait avec un handicap.
C'était compter sans sa détermination et sa capacité à incarner le renouveau que réclamaient de nombreux adhérents LR, lassés des querelles internes et des échecs répétés.
"C'est un résultat sans bavure"
À commenté le vainqueur quelques minutes après la proclamation des résultats, dans les locaux de la fédération départementale.
Un score de 62% contre 38% qui ne laisse place à aucune ambiguïté et qui témoigne d'une adhésion franche des militants à son projet.
"C'est la confirmation que ma ligne politique, qui est claire, plaît aux gens"
A-t-il ajouté, visiblement ému par cette marque de confiance.
Cette victoire s'explique par plusieurs facteurs.
D'abord, la capacité de Foulques Chombart de Lauwe à incarner une rupture avec les pratiques politiques traditionnelles.
Son discours direct, sans langue de bois, sa critique assumée de la gestion municipale actuelle et sa volonté affichée de "remettre Nantes en mouvement" ont séduit des militants en quête d'un souffle nouveau.
Ensuite, son travail de terrain depuis cinq ans en tant que conseiller municipal d'opposition.
Président de la commission des finances, il s'est forgé une réputation de sérieux et de compétence, n'hésitant pas à éplucher les budgets et à pointer les incohérences de la majorité municipale.
Cependant, au-delà de la victoire, c'est la posture adoptée par le nouveau leader de la droite nantaise qui retient l'attention.
Dès l'annonce des résultats, il a tendu la main à son adversaire malheureux.
"Julien Bainvel a sa place sur notre liste"
A-t-il déclaré sans ambages, affirmant sa volonté de rassembler largement la droite et le centre pour l'emporter en 2026.
Une stratégie d'ouverture qui tranche avec les habitudes locales et qui témoigne d'une maturité politique évidente.
Cette main tendue s'adresse également aux centristes du MoDem et de Renaissance, qui avaient majoritairement soutenu Julien Bainvel durant la primaire.
"Nous devons rassembler toutes les forces qui veulent le changement à Nantes"
Insiste-t-il.
Un message qui sera scruté de près dans les semaines à venir, alors que la capacité de la droite à s'unir a souvent été son talon d'Achille dans la cité des Ducs. Les échecs de 2014 et 2020, marqués par des divisions et des candidatures multiples, restent dans toutes les mémoires.
L'enjeu est de taille : réussir là où ses prédécesseurs ont échoué, c'est-à-dire construire un rassemblement solide et crédible, capable de dépasser les querelles d'ego et les clivages partisans.
En effet, si la primaire a désigné un vainqueur incontestable, elle a aussi révélé les lignes de fracture qui traversent la droite locale.
Entre les partisans d'une ligne plus centriste, incarnée par Julien Bainvel, et ceux d'une droite plus affirmée, représentée par Foulques Chombart de Lauwe, les nuances existent et devront être gommées pour espérer l'emporter face à une gauche qui, malgré ses difficultés et son bilan, reste solidement implantée.
Une équipe à construire, un mouvement en marche
Si les noms des futurs colistiers de Foulques Chombart de Lauwe ne sont pas encore dévoilés, le nouveau leader de la droite nantaise a déjà esquissé les contours de son équipe et de sa méthode.
Son mouvement, baptisé "Infiniment Nantes", se veut la matrice de ce futur collectif.
Un nom qui n'a pas été choisi au hasard et qui traduit l'ambition du candidat : dépasser les clivages traditionnels pour rassembler tous ceux qui partagent une vision commune de l'avenir de la métropole.
"Nous voulons une équipe qui ressemble à Nantes"
Explique-t-il.
"Des femmes et des hommes issus de la société civile, des entrepreneurs, des associatifs, des fonctionnaires, des retraités, des jeunes... Bref, tous ceux qui ont envie de s'investir pour leur ville."
Cette volonté d'ouverture à la société civile s'inscrit dans une tendance plus large observée dans de nombreuses villes françaises, où les électeurs plébiscitent de plus en plus des candidats issus du monde économique ou associatif plutôt que des professionnels de la politique.
L'intégration de Julien Bainvel dans cette future équipe constitue un test grandeur nature de cette stratégie d'ouverture.
L'ancien candidat à la primaire, fort de son expérience à la Région et de sa connaissance fine des dossiers métropolitains, pourrait apporter une expertise précieuse, notamment sur les questions d'aménagement du territoire (périphérique inondé chaque année) et de développement économique.
Un projet de rupture pour Nantes
Le programme que porte Foulques Chombart de Lauwe se veut une réponse directe aux maux dont souffre, selon lui, la métropole nantaise.
S'appuyant sur un diagnostic sans complaisance de la situation actuelle, il décline ses propositions autour de plusieurs axes forts, tous guidés par une même philosophie : "remettre Nantes en mouvement" après des années de ce qu'il qualifie de "gestion idéologique" et de "déclin programmé".
Ce projet, fruit de deux années de travail et de concertation avec de nombreux acteurs locaux, se distingue par son pragmatisme et sa volonté de réconcilier efficacité économique et qualité de vie. "Nous refusons les faux dilemmes", martèle le candidat.
"On peut être à la fois écologique et favorable au développement économique, soucieux de sécurité et respectueux des libertés, attaché à la solidarité et exigeant sur la responsabilité individuelle."
Sécurité : la reconquête républicaine
La question sécuritaire occupe une place centrale dans le projet de Foulques Chombart de Lauwe.
Face à une délinquance qu'il juge omniprésente et à une insécurité grandissante ressentie par de nombreux Nantais, le candidat prône une politique de fermeté assumée.
"La sécurité n'est pas une priorité parmi d'autres, c'est un préalable"
"Sans sécurité, il n'y a ni liberté, ni attractivité économique, ni qualité de vie."
Son diagnostic est sévère : "Nantes souffre aujourd'hui d'un terrible déni politique, d'une lâcheté coupable."
Il critique vertement l'attitude de la maire actuelle, Johanna Rolland, qui selon lui se défausse systématiquement sur l'État.
"Là où Johanna Rolland répète à l'envie 'ce n'est pas moi, c'est l'État', je rappelle qu'un maire peut et doit protéger les Nantais", assène-t-il.
Concrètement, son plan sécurité s'articule autour de plusieurs mesures fortes.
D'abord, l'armement de la police municipale, une revendication portée depuis des années par l'opposition mais systématiquement refusée par la majorité de gauche. "Nos policiers municipaux font face quotidiennement à des situations de plus en plus tendues avec des moyens dérisoires", dénonce-t-il. "Il est temps de leur donner les outils nécessaires pour faire respecter l'ordre républicain."
Ensuite, le doublement des effectifs de police municipale sur le terrain, avec une présence 24h/24 dans les secteurs les plus sensibles.
Cette mesure s'accompagnerait d'un redéploiement des patrouilles, privilégiant la présence à pied et à vélo pour renouer le contact avec la population.
"Les Nantais ont besoin de voir des uniformes dans leurs quartiers", insiste-t-il. "C'est un facteur de dissuasion mais aussi de réassurance."
Le renforcement de la vidéoprotection constitue un autre pilier de ce plan.
Foulques Chombart de Lauwe souhaite multiplier le nombre de caméras dans l'espace public, en particulier dans les zones commerciales et les transports en commun.
Il propose également l'installation de postes fixes de police municipale dans les secteurs les plus problématiques, comme le Bouffay ou le Hangar à Bananes, deux lieux emblématiques de la ville qui cristallisent les tensions.
Cependant, c'est sur la question des stupéfiants que le candidat se montre le plus déterminé. Il fait de la lutte contre le trafic de drogue sa priorité absolue, y voyant la source principale de l'insécurité à Nantes.
"La consommation de drogue est à l'origine de l'essentiel de la criminalité à Nantes", affirme-t-il, s'appuyant sur son expérience de cinq ans au conseil municipal. "C'est un combat que je mène depuis des années et que je poursuivrai avec des moyens renforcés."
Inspiré par l'action de maires comme David Lisnard à Cannes, il souhaite demander l'expulsion des trafiquants de drogue de leurs logements sociaux.
Une mesure controversée mais légale, qui nécessite une coordination étroite avec l'État et les bailleurs sociaux. "Nous ne pouvons plus accepter que des familles honnêtes vivent dans la peur à cause de quelques délinquants", justifie-t-il.
Enfin, il entend instaurer une "culture de la réparation" avec un grand plan baptisé "tu casses, tu répares ; tu salis, tu nettoies".
Cette approche, qui vise à responsabiliser les auteurs de dégradations, s'accompagnerait d'un développement massif des travaux d'intérêt général pour les mineurs délinquants. "Il faut que les actes aient des conséquences", résume-t-il. "C'est le seul moyen de faire comprendre que la transgression n'est pas sans prix."
Logement : libérer l'offre pour réconcilier les Nantais avec leur ville
La crise du logement constitue l'un des défis majeurs auxquels est confrontée la métropole nantaise.
Avec plus de 7 000 nouveaux habitants chaque année, la pression démographique est forte, mais l'offre peine à suivre.
Foulques Chombart de Lauwe dresse un constat alarmant : "Nous faisons face à un double défi : une pression démographique forte et un marché bloqué par des freins administratifs et idéologiques."
Le résultat de cette situation est paradoxal : "Le logement social est relativement fourni, mais l'offre intermédiaire et l'accession abordable sont quasi inexistantes."
Cette pénurie touche particulièrement les classes moyennes, les jeunes actifs et les familles modestes, contraints de s'éloigner toujours plus loin du centre-ville. "Beaucoup de Nantais se voient contraints de s'éloigner toujours plus loin, ce qui nourrit l'étalement urbain et fragilise notre cohésion sociale", déplore-t-il.
Face à cette situation, le candidat de la droite propose une approche libérale assumée : "libérer la construction" en simplifiant les procédures administratives et en adaptant le plan local d'urbanisme pour "densifier intelligemment".
Cette densification ne doit pas se faire au détriment de la qualité de vie, mais au contraire permettre de créer une ville plus compacte et plus durable.
Concrètement, cela passe par une révision en profondeur du Plan Local d'Urbanisme Métropolitain (PLUm), jugé trop contraignant par les professionnels de l'immobilier.
"Nous devons récupérer du foncier aujourd'hui sous-utilisé", explique-t-il, citant les biens sans maître, les copropriétés anciennes à rénover ou à surélever, ou encore les friches industrielles.
Cette politique foncière volontariste s'accompagnerait d'une simplification drastique des procédures, avec la création d'un guichet unique pour les professionnels et l'expérimentation du permis déclaratif pour certains types de constructions.
La grande originalité du projet de Foulques Chombart de Lauwe réside dans sa volonté de faire de Nantes une "ville de propriétaires".
Il propose ainsi la création d'un prêt à taux zéro métropolitain pour aider les moins de 30 ans à devenir propriétaires, complétant les dispositifs nationaux existants.
Cette mesure s'accompagnerait d'une promotion active du bail réel solidaire et du prêt social location-accession, deux dispositifs qui permettent d'accéder à la propriété avec des moyens limités.
Plus audacieux encore, il souhaite mettre en place une "politique volontariste de revente d'une partie du parc social aux locataires qui souhaitent devenir propriétaires".
Cette mesure, inspirée du "right to buy" britannique, permettrait aux locataires du parc social d'acquérir leur logement à des conditions préférentielles.
"Ces dispositifs existent, mais ils sont freinés à Nantes par des plafonds de ressources trop bas et une frilosité politique", regrette-t-il. "Nous les élargirons pour que l'accession à la propriété redevienne possible."
Cette philosophie libérale se traduit également par un refus catégorique de l'encadrement des loyers, une mesure réclamée par la gauche mais que Foulques Chombart de Lauwe juge contre-productive.
"Nous refusons l'encadrement des loyers, qui aggrave la pénurie en décourageant l'investissement et l'entretien du parc"
Affirme-t-il.
"Notre priorité sera au contraire d'élargir l'offre : logements intermédiaires pour les classes moyennes, rénovation des passoires thermiques, et densification choisie avec les habitants."
L'objectif affiché est ambitieux : "permettre à chaque Nantais, du locataire étudiant au jeune ménage, de se projeter vers un logement digne et accessible, sans être contraint de quitter la ville."
Une ambition qui nécessitera une coordination étroite avec Nantes Métropole et l'État, mais aussi une vraie confiance faite aux promoteurs privés et aux investisseurs.
Économie et attractivité : baisse de -10% de la CFE
Le diagnostic économique dressé par Foulques Chombart de Lauwe est sans appel : "La mairie actuelle a abandonné le commerce de proximité au profit d'une vision purement touristique. Or, sans tissu économique vivant, il n'y a plus de ville."
Cette critique vise directement la politique menée par Johanna Rolland, accusée de privilégier les grands événements et l'image de marque au détriment du quotidien des commerçants et des entrepreneurs.
Sans tissu économique [...], il n'y a plus de ville.
Les chiffres parlent d'eux-mêmes : les défaillances d'entreprises battent des records au tribunal de commerce de Nantes, le centre-ville se vide de ses commerces, et de nombreux actifs économiques quittent la métropole pour des territoires plus accueillants. Le centre-ville de Nantes est déserté par les clients, les actifs et les commerces ferment.
Face à cette situation, sa méthode sera "double" :
"recréer un cadre favorable aux entreprises et aux commerces en baissant la Cotisation Foncière des Entreprises (CFE) de - 10% pour revenir au niveau des grandes métropoles voisines".
Cette mesure, qui représenterait un manque à gagner de plusieurs millions d'euros pour la collectivité, serait compensée par une meilleure gestion des finances publiques et une réduction de certaines dépenses jugées non prioritaires.
Cette baisse de la fiscalité s'accompagnerait d'une simplification drastique des démarches administratives. "Nous devons cesser de voir les entrepreneurs comme des suspects", lance-t-il, critiquant une administration municipale jugée trop tatillonne et peu réactive.
La création d'un guichet unique pour les entreprises, sur le modèle de ce qui existe dans d'autres métropoles, permettrait de fluidifier les relations entre la collectivité et le monde économique.
Au-delà de ces mesures techniques, c'est toute une philosophie qu'entend porter Foulques Chombart de Lauwe.
"Pour ramener la vie et les clients au centre-ville, il faut pouvoir y accéder facilement, il faut s'y sentir en sécurité, il faut que les rues soient propres, les tags effacés"
Énumère-t-il.
Cette approche globale vise à recréer les conditions d'une attractivité durable, en s'attaquant simultanément aux questions de mobilité, de sécurité et de propreté urbaine à l'instar de l'entretien des cimetières laissés à l'abandon pour des raisons idéologiques.
Le candidat dénonce particulièrement la situation de certains lieux emblématiques :
"Le centre doit redevenir un lieu où l'on travaille, où l'on vit, où l'on vient pour le plaisir, pas un immense zone piétonne où les harceleurs et les dealers s'en donnent à cœur joie.
Regardez la situation de la croisée des trams. Cette impunité est hallucinante !"
Cela sans omettre les camps de Roms un peu partout autour de la ville dont les Nantais subissent quotidiennement les désagréments.
Sur le plan stratégique, Foulques Chombart de Lauwe entend miser sur les atouts historiques de la métropole pour "recréer de la prospérité".
Il identifie 5 filières d'excellence sur lesquelles Nantes doit concentrer ses efforts : la navale et les énergies marines, l'agroalimentaire, les biotechnologies, le numérique et, plus largement, l'innovation.
"Nantes doit décider plus clairement de quoi elle veut être championne à l'avenir", insiste-t-il.
Cette spécialisation s'accompagnerait d'une politique d'attractivité renforcée, visant à attirer les investisseurs, les chercheurs et les étudiants.
"Demain, on choisira à nouveau Nantes pour investir, innover, étudier, faire de la recherche"
Cette ambition nécessitera une coordination étroite avec les acteurs économiques locaux, les universités et les centres de recherche, mais aussi une politique foncière adaptée pour accueillir les entreprises innovantes.
Mobilité : sortir de la "ville bunker"
Critiquant une politique de mobilité "punitive" et une "ville bunker", Foulques Chombart de Lauwe promet de fluidifier la circulation.
Il propose la création d'un "circuit-cœur" traversant la ville et, surtout, la réalisation d'un nouveau franchissement de la Loire.
Écologie : le pragmatisme de droite
Se définissant comme un "écolo de droite", il oppose son approche pragmatique à ce qu'il nomme "l'écologie des slogans idéologiques".
Son projet vise à améliorer concrètement le cadre de vie des Nantais : création de "parcs de poche", plantation d'arbres pour lutter contre les îlots de chaleur, amélioration de la qualité de l'air et modernisation du tri des déchets.
Un parcours entre international et ancrage local
Né à Nantes en 1980, Foulques Chombart de Lauwe est un pur produit de la ville. Après une scolarité à l'Externat des enfants nantais et au lycée Guist'hau, il intègre Sciences Po Paris.
Son parcours le mène ensuite à l'international, où il travaille pendant quinze ans pour l'Agence Française de Développement (AFD) dans plusieurs pays d'Asie et d'Amérique latine. Une expérience qui, dit-il, a forgé sa conviction que "les grands enjeux mondiaux passent avant tout par des actions courageuses au niveau local".
C'est en 2015, après les attentats de Charlie Hebdo, qu'il décide de s'engager en politique. Il rejoint alors Bruno Retailleau à la Région des Pays de la Loire, où il travaille sur les dossiers économiques. En 2019, il quitte la sphère publique pour devenir dirigeant associé d'un cabinet de recrutement.
Élu conseiller municipal d'opposition en 2020 sur la liste de Laurence Garnier, il se fait rapidement remarquer par son travail et sa pugnacité, notamment en tant que président de la commission des finances.
Candidat malheureux aux législatives de 2022, il n'a depuis cessé de préparer son assaut sur la mairie de Nantes, qu'il espère bien conquérir en 2026.



